En ce 8 mars 2016, la femme est à l’honneur. Cette journée entièrement dédiée aux femmes n’est pas à confondre avec la Saint-Valentin, Mesdames. Alors ne vous attendez pas à recevoir des fleurs, car ce n’est pas le sujet!

Alors comment est née cette journée? C’est à la conférence internationale des femmes socialistes de 1910, à Copenhague, que l’idée d’une « Journée internationale des femmes » est décidée. Le mouvement était principalement initié dans le but d’obtenir le droit de vote. L’engagement des femmes britanniques a été particulièrement important comme le démontre les diverses archives de photographies que l’on peut trouver sur le sujet.

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Les suffragettes de Sarah Gavrin

En 1977, les Nations-Unies ont officialisé ce jour dans le but de rappeler au monde la lutte des femmes au début du XXème siècle qui revendiquaient de meilleures conditions de travail et le droit de vote. On appelait ça, la lutte des ouvrières et des suffragettes.

Je ne peux m’empêcher de penser à toutes ces femmes qui ont donné de leur personne pour se battre au nom de l’égalité entre hommes et femmes. Nous n’avons peut-être pas encore atteint une égalité absolue, mais nous avons enfin voix au chapitre. Essayons de faire perdurer ces droits qui ne sont de loin pas encore des acquis.

Le premier grand exemple où l’égalité pêche encore, outre l’égalité salariale, concerne l’accès des femmes à de hautes fonctions impliquant un investissement personnel plein. Et ce n’est pas toujours simple, en particulier lorsqu’il s’agit de le conjuguer avec une vie de famille. Un homme n’aura, quant à lui, pas à choisir entre l’un ou l’autre. Son horloge biologique est quasi inexistante et celui-ci pourra envisager la paternité jusque sur le tard. Il ne se voit pas presser par un âge limite qui pourrait lui fermer la porte à la procréation. A quel triste sort ce facteur purement biologique nous amène, nous les femmes? A nous hâter, malgré nous, pour ne pas rater le coche! Fort heureusement, l’espoir renaît de pouvoir repousser la date limite imposée par notre horloge biologique, quand on voit les avancés médicales permettant, par exemple, de congeler des ovules. C’est sans compter les questions d’éthique qui se posent.

Bien sûr, l’on perd de vue l’idéologie originelle de la lutte des femmes et cette problématique ne touche qu’une infime partie de la population féminine de cette planète. Dans bien des pays, loin de penser à leur carrière professionnelle, la femme ne peut tout simplement pas s’exprimer et l’intérêt qu’on leur porte ne se résume qu’à une fonction purement biologique (« terrible d’écrire ces tristes vérités »). Nous pouvons – ou devrais-je dire – devons essayer de sensibiliser notre société à ces sujets emblématiques que sont la maltraitance et la discrimination des femmes : la traite des femmes, le viol et l’excision ne sont que quelques exemples des atrocités faites aux femmes.

Il y a encore beaucoup à faire…, mais l’important est surtout de ne pas l’oublier!

Lyn.

A l’honneur et pour finir sur une note joyeuse, je vous invite à écouter ce cher Julio Iglesias:

 

 

 

 

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